lait de croissance vs lait entier

Votre bébé vient de passer le cap des 1 an avec tout ce que cela implique. Sur le plan alimentaire, bébé a déjà bien avancé dans sa diversification alimentaire. Mais il reste conseillé de lui donner au moins 500 ml de lait par jour. Et ceci, jusqu’à l’âge de 3 ans, cette quantité correspond globalement à 2 biberons. Le 1er est plutôt réservé au matin, le 2eme avant de dormir ou au goûter. Il est d’ailleurs temps de dire adieu au lait 2eme âge afin de se tourner vers un autre lait qui correspond mieux à ses nouveaux besoins nutritionnels.
Hormis les 3 % des mamans qui allaitent encore après le 1er anniversaire de leur enfant, 2 possibilités restent offertes. Passer au lait entier ou utiliser du lait de croissance.

L’intérêt du lait de croissance

Le lait de croissance est censé correspondre aux besoins nutritionnels du jeune enfant. Il contient moins de protéines et de graisse que dans le lait de vache.  Mais surtout, il est enrichi en fer, ce qui représente le seul intérêt notable de ce lait.

Sa composition : le lait de vache est la base du lait de croissance. Reconstitué par la suite, on l’enrichit en fer, en vitamine D et en acides gras essentiels. A l’inverse, il contient moins de sodium et de protéines.

Comparatif des prix du lait de croissance et du lait entier :

Les laits de croissance sont de plus en plus décriés notamment sur internet et les réseaux sociaux. Et l’un des principaux griefs à l’encontre des laits de croissance est simplement leur prix. Les consommateurs ont le sentiment d’être pris pour des vaches à lait. Le lait de croissance est au moins 2 fois plus cher que le lait entier.

Voici un comparatif des prix moyens constatés :
– lait entier : 0.8 euros par litre
– lait de croissance : 1.9 euros par litre
Pour une consommation de 50cl par jour, sur un mois, ces tarifs représentent donc un coût de :
– 12 euros pour du lait entier
– 28,5 euros pour du lait de croissance

Que du Marketing ?

L’industrie des laits pour bébés génère des milliards d’euros de bénéfices. On comprend donc que ces grosses entreprises rivalisent d’arguments et travaillent le packaging. Le marketing et la publicité font le reste pour donner aux parents l’envie voire le sentiment d’obligation d’acheter leurs produits.
Seul le sacro-saint argument de l’enrichissement en fer peut éventuellement justifier le recours au lait croissance. Tout le reste n’est que du marketing. Non pas que les nutriments soient absent. Mais plutot parce que les autres composants enrichis sont disponibles en assez grande quantité dans les autres aliments.

L’avis des agences, conseils, sociétés scientifiques…

Cela peut sembler surprenant, mais les plupart des agences scientifiques ne recommandent pas de donner du lait de croissance. Parce que les études réalisées sur le sujet n’établissent pas de manière incontestable les bienfaits présupposés du lait de croissance. Pour ne citer que l’EFSA (autorité européenne de sécurité des aliments), le lait de croissance “n’apporte pas de valeur supplémentaire à une alimentation équilibrée” (voir ici)
Et les pédiatres ?
Ils ne sont pas tous d’accord sur le sujet, quand certains préfèrent la prudence et s’en remettent aveuglement au lait de croissance surtout si le reste de l’alimentation de bébé est pauvre en fer, d’autres plus pragmatiques peuvent proposer d’alterner un biberon de lait de vache et un autre de lait de croissance.

Le lait de croissance est-il nocif ? Voire dangereux ?

Surtout pour le porte-monnaie 😉 Mais sur le plan de la santé, l’ajout de sucre et d’arômes (souvent vanillées) est certes quasi systématique, sans quoi ce fameux lait serait imbuvable. Mais rassurez-vous, la composition et l’élaboration des boissons pour tout-petits sont très minutieusement réglementées et contrôlées, pour ne présenter aucun danger pour les enfants. Néanmoins, on peut mettre à son passif une certaine accoutumance au sucre et/ou à certaines saveurs sucrées.

Et chez nos voisins européens ? Et chez les autres ?
Si vous voyagez hors de nos frontières, il sera surement plus difficile de trouver du lait de croissance. Et ce, pour une bonne raison, les autres pays ne le commercialisent pas à grande échelle. Sans aller jusqu’à prétendre qu’il s’agit d’une spécificité française, on pourrait presque le penser parce que la France a longtemps été la seule à consommer du lait de croissance. Ceci étant, depuis quelques années les États-Unis et l’Asie commencent à s’y mettre. Mais les agences de santé suisses et canadiennes, notamment, pour ne parler que des francophones ne les recommandent pas.

Le lait végétal est-il une alternative au lait de croissance ?
Les jus végétaux classiques, appelés laits par abus de langage, ont une composition qui ne correspond pas du tout aux besoins nutritionnels du tout-petit. Pas assez riches en protéines, en acides gras, en fer, en calories et en calcium, ils n’apportent presque rien à l’enfant et peuvent – ou doivent – être bannis du garde-manger de bébé.
À défaut, des laits de bébé spécialement conçus à cet effet, à base de protéines végétales peuvent servir de supplétif.

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